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Les rats ont envahi Paris, la mairie contre-attaque
Les rats prolifèrent à Paris. On recenserait près de 4 millions de rongeurs dans les rues et les parcs de la capitale française. La mairie a lancé des opérations de dératisation et fermé plusieurs espaces verts. Il y aurait aujourd’hui près de deux rats par Parisien. Alarmé par ce chiffre, la ville de Paris a lancé de multiples opérations pour exterminer ces nuisibles qui pullulent dans les rues et parcs de la capitale française.
Pour lutter contre “l’augmentation récente de la présence de rats”, la muncipalité a fait fermer, entièrement ou partiellement, plusieurs espaces verts dont le célèbre Champ-de-Mars au pied de la Tour Eiffel pour affamer les rongeurs afin qu’ils mordent dans les appâts disséminés.
D’autres lieux, tel que le square de la Roquette et le terre-plein du boulevard Richard-Lenoir devraient être traités à leur tour dans les prochains jours.
Découvrez la carte des parcs et jardins temporairement fermés au public.

La justice ordonne à l’état français d’intensifier la dératisation de la prison de Fresnes
Si le tribunal administratif de Melun reconnaît que « la situation est en voie d’amélioration », toutes les actions « n’ont pas encore été engagées » pour faire face aux problèmes d’insalubrité.
Le tribunal administratif de Melun, saisi en urgence par l’Observatoire international des prisons (OIP), a ordonné à l’Etat, jeudi 6 octobre, d’« intensifier » notamment les actions de dératisation à la prison de Fresnes (Val-de-Marne). Si le tribunal reconnaît dans sa décision que « la situation est en voie d’amélioration », toutes les actions « n’ont pas encore été engagées ».
C’est pourquoi l’administration pénitentiaire devra « dans les meilleurs délais (…) bétonner des zones sableuses de l’établissement, (…) reboucher les égouts par lesquels les rats peuvent s’infiltrer (…) et intensifier l’action de dératisation », établit l’ordonnance du juge des référés, Bernard Godbillon.
« On prend acte de la décision, que l’on va étudier plus précisément », a dit à l’Agence France-Presse le ministère de la justice, sans se prononcer sur un éventuel appel. « Le juge reconnaît que la situation est en voie d’amélioration, mais on va intensifier les efforts comme demandé », a-t-il ajouté.
Une maladie potentiellement mortelle
« C’est une victoire pour l’OIP, qui force une fois encore l’administration à la réaction grâce au juge, a réagi Patrice Spinosi, avocat de l’association. Désormais, le plus important, c’est le suivi de ces mesures. L’ARS [Agence régionale de santé] doit y veiller, mais l’OIP sera également vigilant. »
Lors de l’audience, mercredi, l’OIP avait présenté plusieurs témoignages de détenus se plaignant, entre autres, de lits infestés de punaises, d’odeurs pestilentielles de rats morts et de l’invasion de centaines de cafards.
L’administration pénitentiaire a rappelé avoir mis en œuvre un plan d’action, depuis février, après que deux détenus eurent contracté la leptospirose, une maladie potentiellement mortelle transmise par les rats.
« 150 millions d’euros prévus pour l’entretien »
« La réalité n’a pas été niée par l’Etat, puisque nous avions engagé des procédures depuis un moment. Nous prenons la condamnation comme une invitation à continuer les efforts », a dit le ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas, interrogé par des journalistes en marge d’un déplacement en Lot-et-Garonne.
« C’est une problématique qui ne concerne pas que Fresnes, malheureusement. La Cour des comptes avait dit, en 2011, qu’il faudrait dans le budget de l’Etat environ 130 à 150 millions d’euros pour l’entretien » des parties publiques des bâtiments.
Or, depuis vingt ans, « l’Etat n’en est qu’à 50 millions », a ajouté le ministre. « Il arrive un moment où l’absence d’entretien se traduit par des dégradations », a-t-il dit, affirmant que « dans le budget de cette année, il y [aurait] 150 millions prévus pour l’entretien ».
Les problèmes d’insalubrité à Fresnes, où le taux de surpopulation dépasse les 200 % dans la maison d’arrêt pour hommes, ont été signalés depuis plusieurs mois. A la fin de 2012, le Conseil d’Etat, déjà saisi par l’OIP, avait ordonné la dératisation et la désinsectisation sous dix jours de la prison des Baumettes, à Marseille.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/10/06/fresnes-la-justice-ordonne-a-l-etat-d-intensifier-la-deratisation_5009419_1653578.html#qZu7z3wIxEtkclJe.99
La dératisation et la désinsectisation coûtent 20 MDH à la ville de Casablanca !
L’externalisation de ce que la commune appelle les 3D démarre dès cette année. Il s’agit des prestations de dératisation, désinsectisation et désinfection.
“Ce sont des opérations que nous faisons mal. Nous dépensons beaucoup, mais les résultats ne sont pas bons. Il faudra désormais les confier à des prestataires externes”, avait déclaré Abdelaziz El Omari, maire de Casablanca lors de la session du conseil d’octobre 2016.
En 2017, 20 MDH seront versés au prestataire désigné, peut-on lire dans le budget de la commune.
Dératisation : Quelles sont les obligations légales ?
Que faire lorsque rats et souris s’invitent dans vos intérieurs ? Si l’hygiène vous oblige à réagir face à une invasion de rongeurs, il faut savoir que la législation a également son mot à dire dans cette affaire : que vous soyez un particulier ou une collectivité, une entreprise ou un distributeur alimentaire (et surtout dans ce dernier cas), la présence effective de ces nuisibles vous contraint à une opération de dératisation. Explications.
Une réglementation nationale anti-rats
Les rongeurs ne sont pas les bienvenus chez vous ! Les règlements sanitaires nationaux et départementaux obligent à se prémunir contre la présence de nuisibles dans les domiciles et dans les locaux à usage professionnel, et à recourir à une opération d’élimination si la présence de rats et de souris est constatée. Au niveau national, la circulaire du 9 août 1978, article 125.1 et 130.5, impose l’obligation de prendre les mesures nécessaires visant à se protéger contre la présence de rongeurs, pour les particuliers comme pour les collectivités.
En ce qui concerne les établissements qui ont pour objet de vendre ou de remettre des aliments directement aux consommateurs, la loi est plus stricte. L’article 17 de l’arrêté ministériel du 09 mai 1995 exige qu’un plan de dératisation précis, avec cahier des charges, soit mis en place. Ce cahier des charges doit préciser :
– Le nom et la nature des produits utilisés,
– Les conseils de sécurité et d’hygiène,
– Le détail des locaux qui nécessitent d’être traités,
– La fréquence d’intervention des professionnels de la dératisation, avec dates précises,
– La pose de pièges et leur emplacement détaillé sur un plan,
– Les résultats du contrôle des appâts.
Attention : sont concernés, également, les directeurs d’établissements publics, y compris si ces établissements ne proposent pas une distribution de denrées alimentaires.
L’obligation de dératisation au plan local
À l’échelle locale, les obligations de dératisation ne donnent pas lieu à une réglementation unique, mais à un faisceau de réglementations qui sont propres à chaque département puis chaque commune. Certaines villes peuvent, par exemple, imposer un contrôle régulier d’infestation par les rats ; d’autres peuvent proposer des services d’élimination des rongeurs entièrement gratuits. Néanmoins, on retrouve, à l’échelle départementale et municipales, 3 règles à peu près communes à toutes les collectivités :
– La prévention. Les nuisibles étant attirés par les déchets, particuliers et collectivités doivent se prémunir contre l’accumulation des détritus.
– La vérification. Les propriétaires et les occupants (locataires ou usagers de locaux professionnels) sont tenus de maintenir l’état de propreté et de vérifier toutes les zones susceptibles d’être touchées par la présence de rats et souris : locaux poubelles, caves, cours, entrepôts, égouts particuliers, etc. Tout occupant qui constate la présence de rongeurs doit immédiatement le signaler au propriétaire des lieux, qui doit lui-même, le cas échéant, en référer au syndic et/ou prendre des mesures adéquates.
– La dératisation. En cas de présence avérée de rongeurs, propriétaires et occupants sont dans l’obligation de prendre les mesures qui s’imposent pour assurer leur élimination et veiller à ce qu’une invasion ne se reproduise pas.
Vous avez le moindre doute sur la législation propre à votre commune en matière de dératisation ? N’hésitez pas à vous renseigner auprès du service hygiène de votre mairie.
Comment se débarrasser des nuisibles ?
Une fois la présence de rongeurs constatée à votre domicile ou dans vos locaux, pas question pour autant de vous charger de leur éviction vous-même. Autant vous dire que les pièges artisanaux auxquels on ajoute un morceau de fromage, ça ne fonctionne que dans les dessins animés – ou seulement si une seule petite souris s’est installée chez vous. En cas d’invasion réelle, vous n’avez pas d’autre choix que de faire appel à un professionnel.
L’intervention d’une entreprise de dératisation n’est pas imposée aux particuliers, qui sont en droit de prendre eux-mêmes les mesures nécessaires. Toutefois, la réglementation est différente pour toute entreprise qui distribue des denrées alimentaires aux consommateurs : dans ce cas, il est indispensable de faire appel à un professionnel qui va intervenir sur le long terme en respectant le cahier des charges (élimination, désinfection, prévention). Une société comme SBS Groupe, par exemple, est spécialisée dans les opérations de dératisation chez les professionnels dont les règles d’hygiène sont particulièrement strictes (restaurants, hôpitaux, industries agroalimentaires, etc.). Dans tous les cas, un professionnel dispose de solutions d’élimination de rongeurs plus efficaces et plus hygiéniques que tout ce qu’un particulier peut trouver dans le commerce.
Au moment de contacter un professionnel, assurez-vous qu’il est agréé par la Chambre syndicale des industries, comme l’exige la loi du 17 juin 1992 applicable à toute entreprise 3D (dératisation, désinsectisation, désinfection). Pensez également à demander, à ce professionnel, des détails sur les produits utilisés et sur leur toxicité.
